Les plaines 3

Thang-long com¬prenait, au centre, la Cité interdite à l’intérieur de la Cité royale, elle-même entourée par la Cité civile avec ses bureaux mandarinaux, ses quartiers populaires et ses marchés placés aux quatre portes correspondant aux points cardinaux. Dès 1048, les Ly élevèvent à la porte sud l’Esplanade des Dieux du sol et des Moissons (Xã tac dàn) où le souverain traçait le jour de l’an les premiers sillons dans la terre et offrait un sacrifice au Ciel pour appeler la prospérité sur l’agriculture. S’appuyant sur la religion bouddhique pour régner, ils construisent de nombreuses pagodes dont certaines subsistent toujours à travers diverses restaurations. La plus célèbre est celle du Pilier unique (Chùa Mot Côt), bâtie en 1049. Selon les annales, le roi avait vu en rêve le bodhisattva Quan Am (Avalokiteçvara) le prendre par la main pour le mener dans son palais du Lotus. Sur le conseil d’un moine, il fit ériger une pagode sur une colonne de pierre comme une tige de lotus portant le trône du bodhisattva. Les bonzes processionnèrent tout autour en réci¬tant des textes sacrés et en priant pour une longue vie du roi. Plus tard un étang fut creusé tout autour. La pagode Láng est dédiée au moine Tu Dao Hanh qui se serait réincarné dans le roi Ly Thân-tông. Elle date du milieu du XIIe siècle. Le temple de Trân Vu au bord du lac de l’Ouest n’est pas a proprement par¬ler bouddhique car il est dédié à un génie guerrier protecteur de la ville. Il date lui aussi du XIIe siècle et renferme une statue colossale du génie en bronze noir (1677). Le temple des Deux Dames fut élevé en 1142 pour rendre un culte aux deux sœurs Trung qui se soulevèrent contre les Han au Ier siècle.

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