Les littératures orales 1

Les littératures orales du Viêt Nam sont très riches, peut-être plus variées chez les Viêts que chez les minorités ne serait-ce qu’à cause de rimportance de la population (c’est un phénomène statistique). Aucune forme n’est absente : proverbes, devinettes, contes, légendes, fables, chansons, théâtre populaire. Toutes sont intimement liées à la vie du peuple, ses travaux, son histoire, ses moments joyeux et tristes, sa résistance aux envahisseurs et aux dominations internes, son bon sens, son humour, sa sagesse.
A la frontière du langage parlé et de l’œuvre littéraire, on trouve les dictons (ngan ngu) et les proverbes (tue ngu) dont les paysans de tous les pays parsèment leurs discours. Plus ou moins ramassés, ils concentrent leurs observations de la nature, des hommes, du pays.

Il y a d’abord les formules qui renferment les connaissances du paysan en matière météorologique, connaissances qui lui sont indispensables pour ses activités agricoles : Le vent du sud fait passer le printemps à l’été

Quand les éclairs se succèdent à l’est et que le coq chante, il va pleuvoir Ciel plein d’étoiles, soleil viendra ; étoiles rares, il pleuvra.
Quand au septième mois souffle le vent du nord-ouest et que vole la libellule, il y aura de l’orage.
Voici des recommandations pour le travail :
Labour profond, bonne récolte Un temps d’irrigation est un bol de riz Soie rend fille belle, fumier riz plus beau indications des célébrités et des spécialités culinaires régionales, des fêtes commu¬nales et bouddhiques, des costumes et des croyances :
Manger à Bac-ninh, s’habiller à la capitale (Thang-long)
Thé de Vân-ihâi, filles de Tiên-lu.
Si tu crains le génie, respecte le banian. Chaque village a son génie.
En vivant vieux, on devient notable du village.
L’oiseau a son nid, l’homme a son lignage.
Si on perd son père, il reste l’oncle : si l’enfant perd sa mère, il tète sa tante.
La critique des hiérarchies : lettrés, mandarins et leurs subalternes, et jusqu’au roi lui-même :
N’a pas de chance qui entre chez le mandarin.
Mandarin voyant un procès : fourmi devant la graisse.
La porte du mandarin est comme le four où entre le charbon.
Voleurs de nuit : les bandits ; voleurs de jour : les mandarins.
Lingot d’argent perce papier (corruption). Perte d’un procès : quinze ligatures, gain d’un procès : quatorze ligatures et demie.
Le mandarin est loin, ses subordonnés sont tout près.
Vaincu, tu es bandit, vainqueur tu es roi.

A voir: circuit pas cher vietnam | Ninh Binh

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

Powered by WordPress