Le bien-être 3

Il insiste sur la propreté de l’habitat, des vêtements, du corp, en rappelant le dicton :
« Sois propre même quand tu as faim •
« Sois parfumé même si ton vêtement est déchiré » et conclut :
« Une âme saine dans un corps sain » est le bien le plus précieux (c’est l’équivalent exact du latin Mens sana in corpore sa 110).
Mais le médecin est bien conscient des problèmes sociaux quand il écrit :
« Le banditisme a souvent pour cause l’envie et les inégalités sociales. Les riches sont repus et les pauvres n’ont rien à se mettre sous la dent. Les uns se vautrent dans la débauche, les autres crèvent de faim et de froid sur les routes.
« Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Ne cherchez jamais à profiter de votre position sociale pour oppri¬mer les autres. La rancœur d’autrui est la source de notre perte ». r Dans la vie journalière des Viêts, l’un des éléments du bien-être est le thé. Contrairement à ce que beaucoup croient, le thé n’est pas, comme la soie, originaire de Chine, je veux dire du bassin du fleuve laune (le sol ni le climat ne s’y prêtent), mais du sud du Yangzi.
Il constitue l’un de ces apports méconnus des Viêts à la civilisation des Hán. Il est possible que le viêt chè a donné le chinois chê qui est revenu ensuite sous la forme trà. On a découvert dans la Haute Région du Nord (Nghia-lô, Yên-bái) une forêt de théiers sauvages ; le tronc du plus vieux qui atteignait dix ou quinze mètres est si grand que trois hommes ne peuvent l’embrasser ; elle remonterait au mésolithique hoabinhien. Plus récents sont les restes fossilisés d’arbustes et de feuilles de théiers trouvés dans la région de Phü-tho, foyer des Hùng.

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On compte de nombreuses variétés. La plus commune est le thé frais (chè tuoi) qu’on prépare avec des feuilles sitôt cueillies. On le prend après un repas et ÌÌ tout moment de la journée, c Vst le thó offert dans toutes les auberges qui jalonnent les routes et se réduisent souvent à une table et une banquette de bambou sous un toit de chaume, quelques bols de faïence, la théière tenue au chaud dans un panier rempli de balles de paddy, une louche en noix de coco posée dessus.
Le thé en bouton (trà nu ou trà hat) est obtenu, comme son nom l’indique, à partir de jeunes boutons cueillis et séchés, qu’on peut parfumer avec des fleurs de lotus, de chrysanthème ou d’aglaé.

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