Le bien-être 1

L’homme viêt qui vit « sur terre et sous le ciel » conçoit sa santé comme un état d’équilibre du corps et de l’esprit interagissant avec les flux d’énergie qui circulent dans l’univers. La rupture de cet équilibre provoque la maladie et la guérison viendra non par le traitement de tel ou tel symptôme, mais par le rétablissement de cet équilibre entre le soi et le milieu. En passant de la définition de la santé par I’« absence de maladie » au « bien- être physique, social et physiologique », l’Organisation mondiale de la santé a retrouvé cette approche qui ne sépare pas l’être de son environnement.

A nouveau nous retrouvons l’influence des « trois enseignements » : pour le taoïsme et le confucianisme, la mécanique cosmique se règle sur les mouvements alternés du àm femelle et du duong mâle auxquels corres-pondent dans le corps le souffle (khi) mâle et le sang (huyêt) femelle, l’excès ou le manque de l’un ou de l’autre entraînant une affection. Les taoïstes notamment ont cherché à « nourrir l’essence vitale », en d’autres termes l’immortalité, en purifiant le corps de ses charges matérielles, en régulant rythme respiratoire et tonus musculaire. De son côté, le bouddhisme prêche l’élimination du désir, le détachement de toutes choses par la méditation qui conduit à la connaissance de soi, à la maîtrise de son corps, à la détection des troubles et à leur correction. « Selon la formule bouddhique, la discipline corporelle (gioi) mène au contrôle des passions (dinh) pour aboutir à la clairvoyance (tue) » écrit Nguyên Khac Viên dans son article « Santé et Civilisation asiatique » (1995). Dans un autre texte sur la gymnastique (1998), il indique ses deux volets. Au plan interne, elle consiste en mouvements volontaires du système diaphragmatique (diaphragme, muscles thoraciques et abdominaux) pour agir sur les viscères (cœur, poumon, organes digestifs) ; la respiration est profonde, lente, silencieuse, avec rétraction de l’abdomen à l’inspiration et gonflement du ventre à l’expiration. Au plan externe, c’est l’art des mouvements musculaires, séparément, puis en coordination, pour former une danse lente ou rapide qui développe les capacités réactionnelles, le calme, le sang froid : c’est ce qu’on désigne souvent par le terme d’ « arts martiaux » terme mal venu car le but final n’est pas la victoire au combat (on ne fait que se défendre), mais la paix du corps et de l’esprit.

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Dans l’histoire vietnamienne, Ji Han a écrit le premier livre d’ethnobotanique concernant le Sud de l’empire chinois des premiers siècles. Son Nan fang cao mu zhuang mentionne un certain nombre d’arbres et de plantes du Giao-châu.

Tuê Tinh est le premier médecin viêt qui a laissé un nom. Il a écrit au XIVe siècle le Nam duoc thân hiêu (Merveilleuse efficacité des médicaments du Sud) où sont recensés 580 médicaments et 3873 remèdes contre 184 affections. Il est le premier à affirmer que « les médicaments du Sud guérissent les hommes du Sud ». Son livre est perdu ainsi que le Précis de thérapeutique végétale rédigé au siècle suivant par Phan Phu Tien.

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