La commune 7

Honnie par sa propre famille, Thi Kính s’habille en homme et se réfugie dans une pagode. Une fille du voisinage, Thi Mau, s’éprend d’elle. Repoussé, elle se donne à un garçon du village, devient enceinte et dépose son enfant à la pagode en accusant Thi Kính d’en être le père. Celle-ci, prise de compassion, le prend dans ses bras. Considérée comme ayant reconnu Sâ faute, elle est chassée de la pagode. Elle élève l’enfant en mendiant sur les routes. Accablée par ses épreuves, elle meurt et on découvre alors qu’elle est une femme. Son ancien mari Thiên Sy, qui n’a pas fait preuve de clairvoyance, est changé en perroquet pour l’accompagner.

La troisième triade comprend le Bouddha Çakyamouni au milieu, assis sur un lotus, Van-thù (Manjusçri) à sa gauche, Phô-hiên (Samantabhadra) à sa droite. Les deux bod- hisattvas sont tantôt debout sur un lotus, tantôt montés l’un sur un lion bleu, l’autre sur un éléphant blanc. Ils peuvent être remplacés par les deux principaux disciples du Bouddha : A Nan (Ananda) et Ca Diêp (Kaçyapa). Dans certaines pagodes Di-lac (Maitreya), le Bouddha de l’avenir, a l’apparence d’un beau vieillard souriant, le ventre rebondi. Les Viêts l’appellent le « sans souci » (Vô lo).

Çakyamouni est souvent représenté en nouveau-né pointant la main gauche vers le ciel et la droite vers la terre, tandis que neuf dragons crachent de l’eau pour le baigner; Dê Thích (Indra) siège à sa gauche, Dai Pham (Brahma) à sa droite. Dès l’époque du Gandhara et de Mathura, ces deux divinités hindouistes ont été intégrées par le bouddhisme comme gardiens du Bouddha avant son Illumination. Une autre figuration est celle du Bouddha dans [‘Himalaya se livrant à sa méditation ascétique, le corps émacié, les os apparaissant sous la peau. Le Bouddha couché sur un côté, une main supportant sa tête dans la position du parinirvana, est rare.
Dans les galeries latérales des deux côtés de la Salle principale se trouvent les statues des dix-huit La-han (Arhats), neuf de chaque côté. Les Achats sont des disciples du Bouddha qui sont sur la voie du Nirvana.

Derrière la salle, après une cour, se trouve la résidence des moines (Nht) Tô ou Tong Duong), qui renferme les tablettes funé-raires des défunts. Un autel est réservé à Bodhiciharma, fondateur du zen au VIe siècle, brun de peau (il était indien), le nez haut, les cheveux bouclés, portant des favoris.
Dans la croyance populaire, le Bouddha vient immédiatement après le Ciel. On l’appelle But (du sanskrit) ou Phât (du hán). Son trait essentiel est la bonté (hiên nhu But). Il ne voit pas tout comme le Ciel, mais il entend les plaintes des humains et descend de son trône de lotus pour les aider, soit en exauçant leurs vœux, soit en les conseillant, soit en punissant les méchants. Les Viêts ont non seulement féminisé Quan Am, mais l’appellent Phât Bà (Dame Bouddha), alors qu’il s’agissait d’un bodhisattva masculin à l’origine (Avalokiteçvara). Dans un conte, Quan Âm prend l’apparence d’une belle jeune femme pour éprouver un moine réputé pour sa sainteté. Lorsqu’elle se déshabille devant lui, il ne peut résister à la tentation de la caresser. Saisie de colère, elle le jette dans le fleuve et le transforme en rainette. Il y a ici une pointe d’humour, car la colère est l’une des pas-sions qui, dans le bouddhisme, empêche d’atteindre la sagesse !

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La pagode s’anime les jours de fête, le 1er et le 15e jour de chaque mois lorsque les fidèles viennent faire leurs dévotions, à la fête Vu-lan le 15 du 7e mois, lorsqu’ils prient pour que leurs morts soient libérés des enfers. Certaines pagodes organisent en l’honneur de leurs saints des fêtes colorées qui attirent les foules. Chùa Keo dans le Thái-bình fête deux fois par an au printemps et à l’automne son fondateur, le bonze Không Lô qui guérit un roi Ly et fut nommé « Maître du royaume  » (XIIe siècle). La fête du 13 au 15 du 9e mois est marquée par des régates et des concours de textes liturgiques et de musique. Chùa Thay fête le 7 du 3e mois un autre bonze fameux, Tu Dao Hanh, de la même époque, qui se serait réincarné dans un roi Ly : leurs deux tablettes voisinent sur un autel derrière celui du Bouddha. La fête est célèbre pour des représentations de marionnettes aquatiques dans un pavillon situé devant la pagode. Celle- ci s’élève au pied du mont Sài qui renferme la grotte Cac-co dont, dit la chanson populaire, « se souviennent toujours les jeunes gens ».

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