Archive for the ‘La personne, la famille, la société’ Category

L’Etat et la Nation 8

L’histoire du Viêt Nam depuis quarante ans n’a pas vérifié toutes ces allégations, en particulier la dernière. Le marxisme ne s’est pas révélé plus scientifique que le confucianisme : comment une doctrine sociale peut- elle l’être ? Ce que Marx considérait comme scientifique, c’était son analyse des mécanismes du capitalisme de son époque. Si on […]

L’Etat et la Nation 7

En 1867, les Français s’emparent des trois provinces occidentales. Leur gouverneur Phan Thanh Gian, impuissant à les défendre, boit le poison après avoir recommandé à ses fils de cultiver désormais la terre sans jamais accepter une fonction de l’étranger. Ils ne le suivirent pas et prirent les armes. Un autre mandarin, Nguyên Trung Truc, s’écrie […]

L’Etat et la Nation 6

Les artisans forment la troisième classe sociale après les lettrés et les paysans. Ils sont groupés en corporations (phuong), souvent placés sous la protection d’un génie qui est leur patron et reçoit un culte dans la maison communale (dînh). Chaque corporation possède ses traditions que le tho ca (premier maître) est chargé de faire respecter […]

L’Etat et la Nation 5

Certes les Nguyên ont pris une série de mesures pour augmenter la superficie des biens communaux et garantir l’égalité de leur partage entre tous les inscrits. Mais l’autorité du législateur se heurte à l’autonomie communale et aux oligarchies de notables qui y détiennent le pouvoir et font passer leurs intérêts avant ceux du petit peuple. […]

L’Etat et la Nation 4

Ce formalisme avait fini par figer les esprits. Nourris depuis des siècles de la seule philosophie confucéenne les mandarins qui constituaient la couche dirigeante ne concevaient pas d’autre modèle que celui de la Chine. Ne détenant aucune puissance économique (aucune donnée ne permet de les assimiler à une classe de propriétaires terriens), ils n’avaient point […]

L’Etat et la Nation 3

Cette idée distingue la monarchie est-asia¬tique de la monarchie européenne. Au Viêt Nam comme en Chine, il n’y avait pas de monarchie de droit divin. C’est une tradition constante de l’histoire vietnamienne que le peuple a toujours conféré la légitimité aux héros qui ont bien mérité de la patrie même lorsqu’ils se sont opposés à […]

L’Etat et la Nation 2

Au-dessus de la famille et de la commune, l’Etat constitue le dernier terme de la trilogie sociale. Au culte des ancêtres et au culte du génie communal correspondait celui du Ciel et de la Terre rendu ici par le souverain. L’acte suprême en était le sacrifice du Nanvgiao qu’il offrait tous les trois ans dans […]

L’Etat et la Nation 1

S’il est une caractéristique commune à tous les Vietnamiens, quelle que soit leur appartenance géographique, sociale, religieuse ou politique, c’est l’amour de la patrie. Tous connaissent cette chanson populaire : Nous rentrerons nous baigner dans l’étang paternel, Qu’il soit pur, qu’il soit trouble, c’est l’étang de chez nous. A voir: circuit vietnam du sud au nord […]

La commune 8

Le culte le plus original, le plus ancien des Viêts, est celui des Saintes Mères (Thánh Mau) qui dérive, on l’a dit plus haut, de celui de la fécondité à l’époque archaïque. Aux forces de la nature se sont ajoutées l’Ancêtre mythique Au Co, et des personnages historiques (la reine Y Lan) ou légendaires (Lieu […]

La commune 7

Honnie par sa propre famille, Thi Kính s’habille en homme et se réfugie dans une pagode. Une fille du voisinage, Thi Mau, s’éprend d’elle. Repoussé, elle se donne à un garçon du village, devient enceinte et dépose son enfant à la pagode en accusant Thi Kính d’en être le père. Celle-ci, prise de compassion, le […]

La commune 6

La salle principale comprend différents autels étagés sur des estrades. Au fond, sur la plus haute se trouvent les Tam Thê (les Trois Générations) qui représentent les Bouddhas du présent, du passé et de l’avenir. Au-des¬sous, une autre triade, les Tarn Ton (Trois Vénérables) : A Di Dà (Amitâbha) au milieu, Quan Thê Âm (Avalokiteçvara) […]

La commune 5

Nous avons rapporté plus haut certaines d’entre elles où apparaissent nettement des vestiges d’un culte archaïque de la fécondité. On peut en citer d’autres telle la fête des pétards de Dông-ky le 4e jour du Nouvel An. Théoriquement, elle commémorait la pyrotechnie qui accueillit le retour d’un héros après la victoire sur les envahisseurs Âu, […]

La commune 4

Le dïnh, qui remonte probablement au XVe siècle, comprend un ensemble d’édifices séparés par une cour centrale et précédés par une entrée à deux ou quatre piliers. L’autel du génie se trouve dans le dernier bâtiment qui ne s’ouvre que les jours de fête. Il est représenté par une statue ou, généralement, par une tablette […]

La commune 3

D’autres organisations étaient basées sur la participation volontaire selon diverses formules. Le phe tu van regroupait les lettrés : ils rédigeaient les textes liturgiques (van tê) en l’honneur du génie tutélaire relatant sa vie et ses mérites et dirigeaient les cérémonies de culte. Le ho avait pour but l’entraide, notamment entre femmes pratiquant le petit […]

La commune 2

Si la structure communale du Sud est relativement simple comme on l’a vu plus haut, celle du Nord est beaucoup plus complexe à cause de la longue histoire qu’elle a connue, de la multiplicité des groupes sociaux qui s’y côtoient et des privilèges matériels et non- matériels qu’ils se disputent. Jalouse de son autonomie, la […]

La commune

Aussi importante que la famille est la commune à la fois comme base de la société et attache sentimentale. Le Viêt parle de son lieu d’origine comme de son village (què toi) même s’il est né en ville. « Patrie » se dit que huong (la campagne et le village) ou que cha dât tô […]

L’amour et la famille 11

Après le 30 avril 1975, la fin de la guerre, et surtout après le doi moi et l’afflux d’investissements internationaux, les marchandises et les media d’Europe et des Etats-Unis ont commencé d’envahir le pays et de solliciter les sens et les appétits de tous ceux dont les revenus licites ou illicites augmentaient. Les jeunes qui […]

L’amour et la famille 10

La famille comprend les vivants et les morts. Ceux-ci continuent à vivre auprès des premiers dans les tablettes funéraires qu’on place sur l’autel domestique. Le culte des ancêtres, bien que moins prégnant aujourd’hui, reste un.ciment fort d’unité. Il est rendu à la fois dans chaque maison et dans celle de l’aîné du lignage chef de […]

L’amour et la famille 9

L’éducation revêt une importance essentielle, témoin ce ca dao : Avoir un enfant et ne pas l’éduquer, Mieux vaut élever des cochons pour leurs tripes ! Le père doit présenter un visage sévère (mat nghiêm), « aimer dans son ventre » (thuong trong bung) et ne pas se livrer à des démonstrations d’affection. C’est à […]

L’amour et la famille 8

Lorsqu’un mariage dure, même sans amour, la vie commune tisse entre les époux des liens qui entraînent des obligations réciproques. On rencontre ici une autre notion importante chez les Viêts, le nghia. Au plan individuel (on verra plus loin le sens qu’il revêt au plan collectif), on peut le définir comme le devoir né des […]

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